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Le perfectionnisme : 12 caractéristiques qui lui collent à la peau

par | Nourrir son esprit | 4 commentaires

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Es-tu touchée par le perfectionnisme ? Comment le savoir ?

Si tu te poses la question, c’est que déjà tu as le sentiment d’être différente dans ta manière de fonctionner dans ta vie de tous les jours. Que cela soit dans tes sphères professionnelle ou privée, tu veux que tout soit parfait. Ce n’est pas forcément mauvais de vouloir se rapprocher de la perfection, mais il faut que tu prennes conscience que la perfection n’existe pas. En tout cas, pas d’une manière universelle, car nous avons tous une perception personnelle de la perfection.

Le perfectionnisme : défaut ou qualité ?

Tu aimes aller au bout de ce que tu entreprends, tu es attentive à bien faire, et ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

Cette question sur le perfectionnisme te fait doucement sourire. Tout le monde en parle, et il n’est pas rare que la réponse à la question : 
– “Quel est ton plus grand défaut ?
soit :  “Je suis perfectionniste !
sans avoir une vision claire de ce que cela veut dire.

Il y a une différence essentielle entre être consciencieuse et être perfectionniste.
Ce qui va différencier ces deux états d’être, c’est ton niveau d’exigence, tes standards d’excellence.
Tu commences à voir où je veux en venir ?

D’un côté, ton niveau d’exigence est humainement possible à atteindre, ton plaisir dans tes réalisations est bien présent, tu es consciente de tes erreurs et tu cherches à les corriger. 
Alors tu peux te considérer comme une personne consciencieuse.

D’un autre côté, si ta recherche de l’excellence est tellement élevée qu’elle devient difficile à atteindre, voire impossible, et que tu es constamment insatisfaite, tu peux envisager le fait d’être une perfectionniste pathologique.
Mais étudions la question de plus près.

femme qui jongle entre activités pour gagner du temps

Qu’est-ce que le perfectionnisme ?

Dans perfectionnisme, il y a perfection, une quête désirée par beaucoup mais difficile à atteindre pour la simple raison que la perfection n’existe pas.
Nous sommes nombreux à le savoir mais à tout de même rechercher cette quête, surtout nous les femmes.
J’ai longtemps considéré le perfectionnisme comme une qualité, un gage de travail bien fait, de professionnalisme.Pour moi, cette qualité appartenait aux personnes sérieuses.

Finalement, j’ai pris conscience cela n’avait rien à voir.

Perfectionnisme et compétence ne sont pas liés.
Je dirais même que le perfectionnisme va développer chez toi de la rigidité et une exagération dans tes efforts.
Alors d’où vient-il ? Il s’invite si souvent dans nos journées, qu’il est devenu une vraie habitude de vie. J’avais déjà évoqué cette quête du perfectionnisme et le complexe de Wonder Woman dans cet article, mais ne nous éparpillons pas, je t’expliquerai ce qui se cache derrière le perfectionnisme dans un prochain article.

12 caractéristiques du perfectionnisme

Je vais te présenter 12 caractéristiques qui montrent que tu as une tendance au perfectionnisme. Attention, plus tu en cumules, plus tu es atteinte.

1. La perfection est dans les détails

 

Je pense qu’on te répète souvent d’aller à l’essentiel.
Mais toi, tu aimes aller dans le détail, tu es attentive à bien faire, tu aimes traiter un sujet d’une manière exhaustive.
La précision est ton leitmotiv, car c’est là où tu excelles, et tu penses que c’est aussi pour ça que tu es payée.
Pour toi, une vision globale du sujet sur lequel tu travailles peut te faire passer à côté de choses importantes. Ton travail pourrait ne pas être parfait.

Par exemple, cette présentation du budget prévisionnel annuel que ton supérieur ou ton client t’a demandé de faire : tu te dis que tu dois absolument faire le tour de tous les postes. Et te voilà assaillie par une horde de détails : aller voir précisément les augmentations de prix, ainsi que celles qui sont attendues, celles qui sont constatées…. et toutes ces questions qui arrivent que d’autres ne se poseraient pas. Elles t’amènent jusqu’à l’épuisement.

le mental prend le dessus dans la course après le temps

2. Les choses bien faites prennent du temps

 

Cette caractéristique découle de la première.
En effet, aller dans les détails prend du temps. Pour toi, exécuter une tâche vite et bien, fait partie du domaine de l’impossible, et surtout nuit à ton professionnalisme.
Tu veux garantir un travail de qualité, et pour ça tu vas mettre le temps qu’il faut. Même si le temps estimé à la base doit être dépassé.
Car ton estimation de départ va vite être oubliée à cause de la multitude de détails auxquels tu vas vouloir faire face.

Revenons à cette présentation de budget, réunir toutes les informations ne t’a pas pris trop de temps mais là où ça se gâte, c’est quand tu t’attaques au powerpoint.
Ta mise en page te prend énormément de temps, tu reprends sans cesse ta copie, car le rendu ne te convient pas, toujours un détail qui te gêne. Tu fais attention à tout, car cela doit être parfait et finalement tu achèves ton travail bien plus tard que prévu.

Mais ta quête de perfection ne s’arrête pas à ta profession, ta vie privée doit elle aussi être parfaite, du ménage de ta maison en passant par les albums photos de famille, et de cette surprise que tu as préparée pour l’anniversaire de ta meilleure amie.

Tu cours droit au burn out !!!!

 

3. On peut toujours mieux faire

 

Comme si prendre ton temps pour aller dans les détails ne te suffisait pas, tu estimes aussi que ton travail peut toujours être amélioré, que tu peux encore mieux faire.
Et te voilà à courir de vérification en rectification, alors forcément, tu n’as jamais fini.

Reprenons ta présentation Powerpoint du budget annuel qui est terminée, tu décides de la vérifier à nouveau. Comme de bien entendu tu trouves que la taille des lettres ne va pas et qu’il faut que tu changes ce détail, sauf que maintenant tu dois la changer sur toutes les slides. 
Mais ce n’est pas fini, car ta quête de la perfection te dit que tu aurais pu ajouter les numéros de page, et c’est reparti pour les rajouter un par un.

le mental prend le dessus dans la course après le temps

4. Ton esprit critique est super développé

 

Ton sens aigu du détail a fait se développer ton esprit critique. 
Tu vois tous les petits défauts que personne d’autre ne voit, dans tes réalisations, mais aussi dans les réalisations des autres. Ton œil aiguisé ne loupe rien.
Un espace de trop dans un email, la différence dans la taille de ton texte dans la dernière diapo de ta présentation, le mot que tu aurais dû utiliser à la place de celui que tu as choisi, rien ne t’échappe.
Et non seulement tu vois ces défauts, que tu considères comme des imperfections, mais tu t’exprimes en t’auto-flagellant et en te qualifiant  de superbes noms d’oiseaux. 
Tu ne loupes pas les autres non plus, et ça c’est un peu moins sympa. Ils ne te demandaient pas forcément ton avis, ils étaient peut-être satisfaits de leur travail.

Imagine le sentiment d’un enfant face à son parent qui aurait ce genre d’esprit critique. Un parent qui ne verrait  que ses erreurs et non pas ses progrès. L’enfant pourrait avoir le sentiment d’être incompris et se sentir tyrannisé, et aurait pour conséquence immédiate le sentiment de devoir toujours en faire plus, de ne pas être « assez » et commencerait à impacter l’estime qu’il a de lui. 

 

5. Déléguer ? C’est compliqué

 

Pour toi déléguer te semble compliqué, voire impossible. 
Sur le moment, tu as envie de déléguer ta présentation de budget, la confier à un membre de ton équipe te semble une bonne idée !
Mais ton degré d’exigence est tel, que tu as peur. Cette tâche faite par quelqu’un d’autre que toi peut-elle être parfaitement accomplie ? Et si ton collaborateur  se trompe dans les chiffres, si la présentation n’est pas correcte, conforme, compréhensible, en quelques mots  comme tu la veux TOI.
Finalement, ton exigence quotidienne envers toutes tes tâches a raison de toi et tu préfères faire les choses toi-même, tu es plus sûre du résultat. 

Quitte à être débordée, en retard, au bord de l’implosion.

6. Une éternelle insatisfaite

 

Ton standard de réussite est tellement élevé que tu éprouves rarement un sentiment de satisfaction.
Tu remets constamment en cause tes réalisations, qui ne trouvent jamais grâce à tes yeux. Il y a toujours un défaut à rectifier, cela peut toujours être mieux, tu aurais sans doute pu faire autrement.
Ton obsession concernant la perfection devient vite de l’anxiété, de la gêne, concernant la qualité de ton travail, allant jusqu’à la culpabilité.
Accepter un compliment sur une de tes réalisations est du domaine de l’impossible, car tu pointeras ton doigt sur ses imperfections à travers les différents défauts que seule toi verras

Malheureusement, cette insatisfaction ne se cantonne pas à ta sphère professionnelle mais elle touche également tes moments en famille et ce que tu attends des autres. Le bonheur te semble inaccessible.

 

7. Toujours avoir un plan B

 

Une fois que ta stratégie est en place, tu aimes qu’elle se déroule sans accroc. Mais c’est plus fort que toi, ton manque de confiance en toi va susciter une réflexion sur toutes les éventualités qui peuvent se présenter. 
Tu vas donc naturellement prévoir des plans de secours (au cas où 😉), un plan B, voire un plan C : l’échec n’est pas envisageable.

Tu vas prévoir des sauvegardes de ta présentation sur 2 clés USB (on ne sait jamais si tu étais obligée de te servir d’un autre ordinateur), et même quelques exemplaires papier à distribuer en réunion.

plan-sans-accroc-agence-tous-risques

8. Toujours sous pression

 

Tu ne veux pas que ton travail soit juste bon, tu veux qu’il soit parfait.
Chacune de tes actions doit être irréprochable, que ce soit pour ta hiérarchie, tes collaborateurs, tes clients ou fournisseurs, voire même pour tes proches. Et pour cela tu vas peaufiner à l’excès, tu vas travailler dur en oubliant les pauses, rentrer tard chez toi et rapporter des dossiers à la maison. 
Ton investissement est tel que ton angoisse sera de plus en plus forte à l’approche de la date butoir, et pourtant, tu auras cette impression constante que tu peux encore rajouter ou changer un élément, en un mot faire MIEUX.

Tu mets un point d’honneur à effectuer un travail de qualité, mais cette recherche de l’excellence te met sous pression constante, tu as peur d’être jugée, critiquée. Pour toi, ta valeur personnelle dépend de cette perfection

 

9. Ne rien faire plutôt que de mal faire

 

Le syndrome de la page blanche, voilà ce que le perfectionniste peut vivre quand il se trouve face à une tâche nouvelle qu’il ne connaît pas.
Si cela t’est déjà arrivé, tu sais de quoi je parle.

Une tâche t’est impartie et tu ne sais pas comment la prendre, ni par où commencer. Alors tu commences à tourner en rond, tu retournes les choses dans tous les sens (ton cerveau a déjà dû se retourner 3 fois dans ta tête 😄), les premières idées arrivent mais en vrac.
Tu as peur que ta réponse à cette demande ne corresponde pas aux attendus, ceux qu’on attend de toi mais aussi tes propres exigences. Tu préfères repousser continuellement l’action, quitte à feinter en proposant autre chose, et de préférence quelque chose que tu sais faire. 
Tu es dans un état que tu détestes, tu te sens frustrée et pourtant tu repousses l’action encore et encore : tu es en pleine procrastination intelligente. 

10. Tu doutes de tes capacités

 

Tu es face à une tâche que tu n’as jamais faite, tu commences par imaginer comment la faire, par où commencer, voir ce que tu peux mettre en place.
Puis une multitude de questions se précipitent dans ton cerveau, “ vais-je en être capable ? ”, “ et si je n’y arrivais pas ! ” , “ et si je n’étais pas à la hauteur ? ” , “ et si j’y passe un temps fou pour un résultat minable ! ” , ta confiance en toi en prend un coup.

Ne pas réussir ou mal faire, voire échouer, est inacceptable pour toi, tu culpabilises et remet en question ta valeur en tant qu’individu. 

 

femme perfectionniste épuisée

 

11. Ton obsession : tout maîtriser

 

Tu te rappelles le point 5 ? Ton problème avec la délégation, tes doutes sur les idées des autres ?

Imaginons que tu as réussi à dépasser ce stade et que tu décides de déléguer la réalisation de ta présentation à un de tes collaborateurs 👏.
Toutefois il est hors de question que tu lâches prise sur ce travail.
Alors tu vas t’assurer que le délai soit suffisant afin que tu puisses contrôler la qualité de ce travail, et que tu aies le temps de le rectifier avant communication.
Toute ton équipe doit te faire valider leurs réalisations avant envoi… c’est plus fort que toi, il faut que tu maîtrises toute la chaîne.

Travailler en équipe est pour toi compliqué car tu ne laisses que très peu d’autonomie à tes collaborateurs.

 

12. L’épuisement omniprésent

 

Chacune de tes tâches doit être parfaite, alors tu te voues complètement à leur réalisation sans compter ton temps. Ta recherche de perfection te vide de ton énergie. Tu te sens toujours fatiguée.
Tu reviens sans fin sur ton travail, toujours à revoir et corriger tes soi-disant erreurs. Tu sens bien que ton énergie n’est plus vraiment présente mais tu puises dans tes réserves. 

Malheureusement ton stock d’énergie n’est pas extensible et tu cours vers l’épuisement, voire au burn out.

 

Alors, combien de critère as-tu cochés ?
2, 6, 12 ? Plus tu en as, plus ton perfectionnisme est excessif.

Les conséquences d’un perfectionnisme avancé peuvent être graves. Cela demande beaucoup de temps, d’énergie, tu t’investis énormément pour souvent te retrouver bloquée avec une impression de faire du sur place. On parle alors de procrastination intelligente, tu peux même souffrir du syndrôme de l’imposteur. La recherche constante de perfection, avec des objectifs tellement élevés qu’ils en deviennent impossible à atteindre, ressemble plus à un plan de route de burn out que de réussite.

Tu n’es pas convaincue ? Tu penses que cette étude est exagérée et que tu es juste un peu plus consciencieuse que la moyenne ?
Ne bouge pas, je te prépare un article afin de mieux comprendre ce que cela te coûte d’entretenir ton perfectionnisme 😉

Si au contraire tu te rends compte qu’il y a quelque chose qui cloche dans ta façon d’être ou de faire et que tu veux lâcher cette pression constante ainsi que ta quête incessante de la perfection : je te donne 5 clés dans cette vidéo qui peuvent t’aider à sortir du cercle vicieux du perfectionnisme. 

 

Dis-moi en commentaire combien de ces caractéristiques tu relèves chez toi ?

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4 Commentaires

    • Caroline Drouart

      En tant qu’ancienne perfectionniste extrême, je pourrais te montrer quelques imperfections 😉

      Réponse
  1. jeny

    Article très intéressant, je suis donc une perfectionniste 🙂
    l’eternelle insatisfaite, m’a fait sourire, mon mari n’arrête pas de me le dire 😀

    Réponse
    • Caroline Drouart

      Ah, combien tu coches de cases ? attention, plus ton perfectionnisme est important, plus il t’empoisonne la vie. Ne pas arriver à être satisfaite est aussi un frein à l’épanouissement personnel, et nous entraîne dans une quête incessante du « peut mieux faire »

      Réponse

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Je suis Caroline Drouart, j’accompagne les femmes actives à se sentir mieux dans leur corps et dans leur tête, à déposer leur bouclier et à se reconnecter avec leur nature profonde grâce à mes conseils, exercices de coaching et accompagnement individuel.
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