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Épuisement au travail : 3 formes de souffrance à distinguer

par | Nourrir son esprit | 14 commentaires

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Tu te sens fatiguée et ta démotivation au travail ne cesse d’augmenter au fil des jours.
Ton estime de toi est en chute libre et ton sens de l’humour est aux abonnés absents.
Autant de symptômes qui caractérisent l’
épuisement au travail. Ces signes doivent t’alerter, il est peut-être temps de lever le pied et de repenser ton quotidien, et plus précisément ta sphère professionnelle. Dans cet article, tu vas découvrir 3 formes différentes d’épuisement professionnel qui sont le burn-out, le bore-out et le brown-out. Grâce à ces explications, tu comprendras mieux les enjeux du bien-être au travail.

L’épuisement au travail par surcharge professionnelle

Le burn-out, un mot tellement utilisé de nos jours qu’on pourrait croire qu’il est à la mode. Mais derrière ce mot se cache un syndrome beaucoup plus grave qu’une simple mode. 

Cette pathologie a été la première à être identifié dans les années 1970 comme forme d’épuisement professionnel. Deux autres ont suivi avec quelques différences dans l’origine du problème (nous allons les voir dans les chapitres qui suivent).

Mais alors d’où vient le burn-out ? Il naît d’une surcharge de travail, d’un rythme ou d’horaires qu’on n’arrive plus à maîtriser. Toutes les professions qui demandent un engagement personnel important ne sont pas touchées par cette pathologie, une implication forte dans son travail associée à une réelle pression sont nécessaires. Cet épuisement apparaît autant sur le plan physique, que mental et émotionnel. 

Cet investissement prolongé dans le travail crée une pression supplémentaire chez les personnes qui sont déjà dans une quête de perfection, il peut avoir aussi des causes externes comme les demandes de la hiérarchie, les relations entre collègues ou les sollicitations clients.

Ses symptômes sont multiples. D’ailleurs, la Haute Autorité de Santé en a établi une liste non exhaustive.

Voici quelques exemples d’épuisement au travail :

  • les manifestations physiques comme une énorme fatigue, de l’épuisement, des troubles du sommeil, des crampes, des troubles gastro-intestinaux, des troubles des muscles squelettiques, bon nombre de personnes prennent « tout dans le dos » ;
  • les manifestations émotionnelles telles que l’anxiété, l’irritabilité, la tristesse ;
  • les manifestations cognitives telles que les troubles de la concentration ou de l’attention ;
  • les manifestations comportementales comme la baisse de motivation, les doutes de ses propres compétences.
3 formes de souffrance d’épuisement professionnel  : le burn-out

Le burn-out n’est pas une maladie, mais bien un syndrome de stress chronique lié à la sphère professionnelle. Tu ne dois donc pas t’alarmer quand tu te sens stresser, en effet un petit niveau de stress peut être bénéfique sur notre productivité au travail dès lors que cette période ne se prolonge pas trop longtemps.

Afin de prévenir cet état d’épuisement au travail, tu peux mettre en place quelques mesures :

  • pourquoi ne pas te fixer des limites dans tes horaires de travail, vis-à-vis des demandes externes, et t’octroyer des temps de déconnexion ;
  • trouver un équilibre entre ta vie professionnelle et personnelle ;
  • être un peu moins exigeante avec toi-même ;
  • apprendre à gérer ton stress avec des techniques de relaxation ou des exercices de respiration.

Dans tous les cas, tu ne dois pas avoir honte de demander de l’aide si certains symptômes énumérés ci-dessus te sont familiers depuis quelque temps et commencent à t’inquiéter.

Le bore-out, la conséquence d’un ennui chronique au travail

 

Le Bore-out est la seconde forme d’épuisement au travail

Bien que cette pathologie représente, elle aussi, un syndrome d’épuisement professionnel, et que leur facteur commun est le stress, on peut dire que c’est l’opposé du Burn-out. Elle est plutôt engendrée par un état d’ennui profond appelé épuisement professionnel par l’ennui.

Cette souffrance est créée par un sous-emploi des capacités intellectuelles. Les spécialistes en management et communication Rothlin et Werber considéraient déjà en 2007 que ce syndrome touchait trois fois plus de salariés que le Burn-out.

Méfie-toi de ce syndrome, car il s’installe progressivement et d’une manière insidieuse. Si la simple idée de te lever pour aller travailler te rend triste, qu’une démotivation que tu penses être due à de la fatigue s’installe, c’est certainement déjà un mal-être dans ta vie professionnelle

Alors, regardons de plus près les causes du bore-out :

  • des missions terminées en peu de temps et des heures à « attendre » la fin de journée ; 
  • un travail sans intérêt et qui manque de rythme ;
  • des tâches en deçà des compétences et qui ne stimulent plus ;
  • pas d’évolution possible au sein de l’entreprise, plus de responsabilité ;
  • un manque de reconnaissance et peu de contact avec les collègues ou les supérieurs.

distinguer les 3 formes de souffrance d’épuisement au travail : le bore-out

Toutes ces causes créent de la souffrance et un sentiment d’inutilité. Et elles sont d’autant plus difficiles à exprimer, qu’il n’est pas rare de ressentir de la honte quand on s’ennuie dans son travail.

Quels sont les symptômes du bore-out ? 

  • physiques : fatigue, lassitude, insomnies ;
  • émotionnels : anxiété, frustration, repli sur soi, irritabilité ;
  • intellectuels et psyhcologiques : troubles de la concentration, dévalorisation, remise en cause professionnelle.

Tous les salariés peuvent être touchés par cette pathologie mentale, mais trois profils sont plus disposés : les travailleurs sans affectation ou « mis au placard », les employés surqualifiés avec un poste inadapté à leurs compétences et les jeunes diplômés qui ont souvent des attentes supérieures à celles que l’entreprise peut leur fournir.

La démission mentale : le chemin vers le brown-out

 

Nous voilà maintenant à la troisième forme d’épuisement au travail : le brown-out. Ces trois pathologies ont en commun de produire un état de stress et d’être liées au travail. 

Ce concept est plus récent que les deux autres, il a été évoqué pour la première fois en 2013 par l’anthropologue américain David GRAEBER. 

Ce terme, qui est relié au monde de l’énergie, signifie baisse de tension, il décrit la situation dans laquelle un salarié « manque de jus ». Ce mal-être est lié au manque ou à la perte de sens dans le travail. D’ailleurs selon une étude de l’APEC en 2020, 94 % des cadres jugeaient important d’exercer un métier qui a du sens. Le brown-out est l’état le plus difficile à identifier précisément sur les trois formes de souffrance.

Découvrons les symptômes de cette pathologie :

  • sentiment d’inutilité de son travail, d’absurdité, démotivation ;
  • perte d’attention dans la réalisation des tâches ;
  • perte du sens de l’humour, cynisme, irritation, apathie ;
  • désengagement, perte de sens ;
  • crise existentielle, remise en question professionnelle et personnelle avec très souvent la recherche de sa mission de vie.
perfectionnisme et épuisement au travail

Certaines causes se rapprochent de la pathologie du bore-out, comme la dévalorisation des postes et des missions. Elles peuvent être aussi un manque de concordance entre le niveau d’étude et les tâches demandées, un manque de reconnaissance, un environnement sans échange qui ne permet plus de s’épanouir et des valeurs humaines qui ne sont plus prises en considération.

En bref, tu l’auras compris, il est tout à fait possible de faire de la prévention pour cette dernière pathologie en portant son attention sur l’organisation du travail et la communication au sein des équipes : le dialogue et l’amélioration continue des conditions de travail est indispensable sur le long terme. En parallèle, on ne peut complètement dégager sa propre responsabilité : parfois l’employeur aura beau réunir toutes les conditions, il appartient à la personne de s’interroger sur ses valeurs et ses priorités et prendre la responsabilité de trouver un emploi qui lui correspond vraiment.

Burn-out ou dépression : les différences

 

Il y a un point sur lequel je voudrais m’attarder pour finir, c’est la dépression. Car il ne faut pas la confondre avec les trois dimensions d’épuisements au travail que l’on vient de voir.

Il existe surtout de vraies différences entre le burn-out et la dépression, leurs symptômes peuvent être similaires, mais leurs causes sont différentes.

Leur première différence est fondamentale : la dépression est une maladie psychologique alors que le burn-out est un déséquilibre physiologique dû à une charge de travail trop importante. Un burn-out peut tout à fait être suivi d’une dépression. 

La seconde différence va être le facteur déclencheur et la façon de combattre l’état dans lequel on se trouve. Pour le burn-out, c’est le corps et la tête qui disent STOP d’un coup, alors que pour la dépression, les choses s’installent progressivement, le poids sur nos épaules va devenir terriblement lourd. Pour l’un, on est dans le combat, dans un refus profond de ce stop physiologique, en faisant tout pour surmonter cet état, alors que pour l’autre la lutte est abandonnée. 

Les origines sont, elles aussi, différentes. La cause du burn-out peut être claire alors que l’élément déclencheur de la dépression peut être confus. Concernant le rapport au temps, il n’est pas le même pour les deux pathologies. Pour l’un on dépense beaucoup d’énergie, on se crée des todo listes à rallonge qu’on veut faire rentrer dans nos journées alors que pour l’autre on est plutôt spectateur du temps.

Quant à notre comportement, autant le burn-out nous rendra irritables, voire insupportables avec notre entourage, autant la dépression nous rendra indifférents, constamment fatigués. Par contre, pour les deux, l’humeur sera sensiblement la même : une estime de soi au rabais, un manque de confiance et une vision de la vie triste et morose.

En définive, si ta charge mentale est importante avec uniquement en tête l’efficacité, la productivité, même en dehors du travail et le besoin de tout maîtriser, il y a de fortes chances pour que tu sois candidat au burn-out. À l’inverse, si tu as perdu goût à la vie et que ton investissement personnel et professionnel est proche de zéro avec une forte procrastination, tu es plutôt en dépression.

épuisement au travail ou dépression

J’espère avoir éclairci les différents états d’épuisement et de souffrance que l’on peut traverser chacun dans nos vies professionnelles et ainsi que tu puisses soit y remédier, soit les prévenir.

Maintenant, tu peux faire la différence entre ces trois pathologies d’épuisement professionnel. Toutefois, il reste difficile de cerner les signes avec exactitude, car certains peuvent être impliqués dans les trois formes. L’épuisement au travail ne doit pas être pris à la légère et il convient de rester vigilant afin de s’en prémunir au mieux. Si toi aussi tu es dans une impasse professionnelle avec des envies de changement, je t’invite à aller découvrir le replay de mon atelier next step qui va t’aider à mieux comprendre à quelle étape du cycle de ta vie tu te trouves.

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14 Commentaires

  1. Jeff

    Super intéressant cet article. Je découvre le « Brown out ». Ce terme est d’autant plus important que la recherche de sens dans le travail est désormais au coeur des préoccupations

    Réponse
    • Caroline Drouart

      oui, tu as raison, la recherche de sens au travail, mais aussi dans sa vie tout simplement, est de plus en plus présente

      Réponse
  2. Marie-Claude Dubois

    Merci pour cet article. Il explique bien les différentes types d’épuisement au travail.

    Réponse
    • Caroline Drouart

      merci, avec plaisir 😊

      Réponse
  3. Nicolas

    Effectivement j’entends de plus en plus le nom de bore-out. Avant on ne parlait que du burn-out, mais il faut reconnaître que le monde du travail est une sources de nombreuses souffrances. Merci pour cet article

    Réponse
    • Caroline Drouart

      en effet, le bore-out et le brown-out sont des concepts plus récents, donc moins connus, et surtout moins visibles

      Réponse
  4. Harmonie des corps

    J’ai connu l’ennui au travail où j’avais peu de choses à faire par rapport à mes capacités. J’étais très bien payé, mais j’ai tout de même mis fin à se travail en postulant ailleurs vers un poste bien plus exigeant. Comme quoi, ce n’est pas l’argent qui motive mais bien l’intérêt que l’on met dans le travail.

    Réponse
    • Caroline Drouart

      Merci de ton partage, oui, je suis du même avis l’argent n’est pas forcément le moteur !

      Réponse
  5. Arnaud

    Merci pour cet article très complet et très instructif.

    Réponse
    • Caroline Drouart

      Avec plaisir 😊

      Réponse
  6. eric

    Cet article est super et je me retrouve parfaitement dans sa lecture pour être passé par un Burn-out qui d’ailleurs m’a permis de recentrer mes équilibres de vie … mais peut être y avait-il un peu de Brown-out après lecture de cet article …. Merci pour ces éclaircissements 🙏

    Réponse
    • Caroline Drouart

      Oui, tu peux avoir cumulé plusieurs pathologies : tu peux tout à fait te donner à fond dans un boulot, à un rythme infernal et subir beaucoup de pressions sans y trouver vraiment de sens et ne plus être engagé : de la « présence intense » 😊

      Réponse
  7. stéphane

    Merci pour cet article qui parle aussi de bore out et de brown out qui sont des notions moins médiatiques mais tout autant problématiques.
    Un article vraiment intéressant.

    Réponse
    • Caroline Drouart

      Oui, tu as raison, moins médiatique alors que le bore-out touchait 3 fois pus de personnes que le bore-out ! mais comme je le dis dans l’article, il est peut être moins glorieux…

      Réponse

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Je suis Caroline Drouart, j’accompagne les femmes actives à se sentir mieux dans leur corps et dans leur tête, à déposer leur bouclier et à se reconnecter avec leur nature profonde grâce à mes conseils, exercices de coaching et accompagnement individuel.
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